[Temps de lecture : 4 mn]
Bad Bunny, ce n’est pas seulement un artiste. C’est une marque personnelle qui provoque, fédère, inspire… et qui réussit un truc rare : rester populaire sans devenir ordinaire (ohhhh noooo).
Et si je le décortique aujourd’hui, c’est parce que son retour / ses projets récents ont quelque chose d’hyper instructif pour toi si tu es solopreneure : il ne vend pas “des chansons”. Il vend une identité, un territoire émotionnel, une posture.
Et ça, c’est exactement ce qu’on travaille avec les archétypes de marque : une grille simple (mais redoutable) pour comprendre ce que tu fais ressentir et comment le traduire en branding, contenu, offres, expérience client.
Bonne lecture !
📣 Déclinez votre identité !
Bad Bunny
― Archétype principal : Rebelle
Le Rebelle casse les règles, refuse les cases, dérange et attire parce qu’il ose.
― Archétype secondaire : Explorateur
L’Explorateur ouvre des routes, tente, expérimente, cherche “plus grand / plus loin / plus vrai”.
Ce qu’il fait (très) bien : vendre une promesse émotionnelle
Bad Bunny fait partie de ces artistes qui ne se contentent pas de sortir un projet : il propose une expérience profondément liée à Puerto Rico, à la nostalgie, à l’identité et à une forme de résistance culturelle.
On le voit notamment dans l’album DeBÍ TiRAR MáS FOToS : un projet présenté comme très personnel, ancré dans des sonorités et une narration avec un propos plus large que la romance.
Les archétypes de marque qui collent à Bad Bunny
1) Le Rebelle (dominant) : “Je ne joue pas selon vos règles”
Le Rebelle, c’est l’archétype qui refuse la norme, casse les injonctions, assume le clivage et attire justement parce qu’il ose dire tout haut ce que d’autres taisent.
Bad Bunny l’incarne quand il prend position publiquement, y compris sur des sujets politiques. Exemple : sa réaction après des propos attribués à Donald Trump visant Puerto Rico.
Ce qui est intéressant : un Rebelle “bien brandé” ne clive pas au hasard. Il défend quelque chose. Il a une ligne claire et un combat identifiable.
2) L’Explorateur (secondaire) : “Je bouge, j’essaie, je traverse”
L’Explorateur, c’est l’archétype du mouvement : curiosité, liberté, expérimentation, rejet de la cage dorée.
Bad Bunny explore : les styles musicaux, les univers et même les terrains (mode, cinéma, etc.).
Même son esthétique textuelle casse la norme : titre typographié en capitalisation “mixée” (DeBÍ TiRAR MáS FOToS), comme une signature visuelle.
3) Et si son “tertiaire” était le Bon Pote ?
Il y a chez lui une accessibilité, une manière de rester proche, humain, ancré, qui peut renforcer l’impact du Rebelle. Le Bon Pote, c’est l’archétype qui évite le blabla, crée une proximité simple, donne envie de dire “ok, je te crois et je te comprends mec”.
Et quand tu mixes ça avec Rebelle, tu obtiens une combinaison puissante : tu peux être clivante ET attachante. Tu peux défendre une cause sans devenir perchée, agressive, ou hors-sol.
Pour t’inspirer (sans le cloner, évidemment) :
1) Assume tes combats, même si ça déplaît
Le Rebelle n’essaie pas de plaire à tout le monde. Il cherche à être crédible.
2) Crée tes propres signatures
Bad Bunny a des marqueurs : une esthétique, une manière d’écrire, un univers. Tu n’as pas besoin de 48 éléments. Tu as besoin de 2–3 signes qui reviennent.
3) Fais de ton branding une posture, pas juste une image
Les archétypes ne servent pas à “choisir une couleur”. Ils servent à choisir quel lien tu crées, quelle promesse tu incarnes, et tu te « fiabilises » dans le temps.
📝 Passage à l’action
On a toutes à apprendre du Rebelle. Alors je te pose l’une des questions les plus puissantes de mon programme Culottée (dispo en version basique ou avancée) :
Qu’es-tu prête à défendre publiquement… même si cela déplaît ?
Écris 1 phrase. Puis demande-toi : comment je la rends visible dans mon branding / mon contenu / mon offre ?
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